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Apporter une réponse aux besoins d'échanges d'information sur les expériences et pratiques des acteurs de développement


Au sein de la communauté des acteurs du développement, capitalisation et circulation de l'information sont des problèmes structurels, amenant trop souvent chacun à tâtonner et à refaire ses expériences alors même que des références validées (ou des constats d'échec !) existent ailleurs. Pour bénéficier d'une information fiable, à des références concrètes, adaptées - ou adaptables - à leur contexte, ces acteurs ont besoin d'accéder à et d'échanger une information opérationnelle.

L'information opérationnelle est une information qui apporte des éléments pour la résolution des problèmes rencontrés. Elle peut se définir comme une information collectée à partir de l'action, qui donne des indications d'ordre méthodologique, technique et économique, restituées à partir d'une expérimentation en réel.

L'objectif est de pouvoir répondre à des questions très concrètes que posent les problèmes rencontrés sur le terrain dans le cadre de l'activité quotidienne de ces organisations :

" Comment définir un projet de transformation de la mangue par des groupes de femmes au niveau local ? ",
" Qui a déjà procédé à une telle action et comment prendre contact ? ",
" Quels ont été les résultats et les difficultés rencontrées ? ",
" Où trouver les équipements nécessaires ? ",
" Qui peut apporter un appui technique ? ".


Cette information utile à l'action des opérateurs de développement existe : elle réside justement dans leur expérience pratique. Mais ils n'ont pas toujours les moyens ou l'envie de produire et de rendre disponible leurs savoir-faire. Cela renvoie au besoin de créer des mécanismes pour encourager les opérateurs à documenter leurs pratiques et à les mettre en circulation.

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Mettre en réseau des acteurs divers, permettant d'articuler les savoir-faire des praticiens de terrain et les connaissances techniques et scientifiques

Les stratégies d'information, notamment du fait de l'émergence des nouvelles technologies de l'information et de la communication, acquièrent une dimension nouvelle. Plus que jamais, elles nécessitent l'articulation de différentes échelles : locale, régionale, internationale. Pour " faire entendre la voix du terrain " aux niveaux de la recherche, de la définition de politiques, le défi est de renforcer un mouvement ascendant à partir des besoins tels qu'ils sont éprouvés au niveau local, de permettre de relier les expériences locales avec les connaissances globales dont la science est porteuse.

La capacité des acteurs du développement à s'inscrire dans ces stratégies, à maîtriser leurs dispositifs d'information représente donc un enjeu important. Ils doivent pouvoir faire reconnaître leurs compétences et donc valoriser leurs actions et leur savoir-faire. Ils doivent également se placer en position de faire entendre les enjeux tels qu'ils les analysent sur le terrain et donc développer leur capacité à produire de l'information, à communiquer expériences et acquis.



Interdev cherche à répondre à ces enjeux en construisant un service d'information mutualiste, qui propose un outil et crée des mécanismes pour encourager les opérateurs de développement à produire et à échanger une information opérationnelle fondée sur leur pratique. Ce réseau d'organismes ne rassemble pas des spécialistes de l'information, mais plutôt des praticiens en contact étroit avec les réalités de terrain et les pratiques de développement : ONG locales, bureaux d'études privés, etc. Des organismes publics ou semi publics ou des universités peuvent participer au réseau pour peu qu'ils aient effectivement accès à une information issue du terrain.

Sur différents champs thématiques (transformation agroalimentaire, électrification décentralisée, etc.), les informations produites sont organisées en bases de données, accessibles à travers un site Web ou par CD Rom. Le site Web peut par ailleurs représenter une plate-forme d'échanges et d'animation entre ces acteurs.
Au travers des actions entreprises, l'objectif général peut se décliner de la façon suivante :

mettre à disposition des opérateurs des informations opérationnelles et validées ;

développer l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication au service du développement,

accroître la professionnalisation des acteurs locaux d'appui au développement, en contribuant à améliorer leurs pratiques grâce à une information de qualité, et en renforçant leurs compétences de production et de gestion de l'information.

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