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Le
champ du groupe de travail est décrit par le terme systèmes
de production agro-écologiques. Ce terme recoupe le concept
d'"agro-écologie" ainsi que le concept de "système
de production". Il est utile de définir ces deux notions
afin de jeter les bases d'une compréhension commune du thème.
Le
groupe de travail reprend à son compte la définition
suivante de l'agro-écologie :
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" L'agroécologie est une science intégrée
qui cherche à comprendre les flux d'énergie, d'information
et de matière dans les agro-écosystèmes en vue
d'optimiser les extrants tout en minimisant l'utilisation d'intrants
extérieurs et en évitant l'exploitation minière
ou polluante des ressources naturelles. "
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Des chapitres introductifs de l'ouvrage classique "L'agro-écologie,
base scientifique de l'agriculture alternative", par Miguel Altieri
(1983), on peut tirer, en les soulignant, les considérations
suivantes:
Le
terme agro-écologie fait référence aux écosystèmes.
Les caractéristiques des écosystèmes recouvrent
des éléments comme le cycle des nutriments, la régulation
des populations, les flux d'énergie, et la notion d'équilibre
dynamique. Ces caractéristiques s'appliquent aux écosystèmes
naturels et, en des formes très altérées, aux
écosystèmes anthropiques, c'est-à-dire aux écosystèmes
agricoles. L'ampleur des différences entre les écosystèmes
naturels et les agro-écosystèmes dépend principalement
des interventions humaines qui se caractérisent généralement
par leur degré d'intensification, et par le niveau de perturbation
qu'elles induisent dans l'équilibre (naturel). Le degré
d'intensification et le niveau de perturbation doivent être
considérés comme la résultante des pressions
sociales et économiques qui s'exercent sur les acteurs humains
dans les agro-écosystèmes.
Cette intensification croissante est très clairement visible
dans les innovations techniques en agriculture, souvent inventées
sous la pression économique pour une plus grande efficience.
Les innovations requièrent souvent l'uniformité (des
cultures, de la gestion du sol), ce qui éloigne de plus en
plus l'agro-écosystème de l'écosystème
naturel.
L'interdépendance
entre les dynamiques sociales et naturelles illustre clairement le
fait que l'étude ou la modification des systèmes de
production agro-écologiques doit prendre en compte à
la fois les sciences de la nature et les sciences sociales. Elle explique
aussi pourquoi un système d'information consacré à
l'agro-écologie doit largement reposer sur des informations
locales : il doit représenter la combinaison locale des conditions
sociales, techniques et naturelles. |
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